Victime : faire reconnaitre ses préjudices

Être reconnu comme victime n’est pas suffisant : il faut surtout faire reconnaître ses préjudices, les faire quantifier au mieux des règles d’évaluation et surtout savoir comment faire payer les auteurs responsables, leurs éventuels assureurs ou à défaut l’État (au travers des commissions (CICI, CCI, etc.) ou des organismes spéciaux (ONIAM, FGTI, FIVA, etc.).

Il est clair que le recours à l’avocat, qui plus est s’il est reconnu comme spécialiste, est la solution pour y parvenir.

Ceci suppose le recours à des procédures particulières et il faut comprendre que si la France a organisé des processus particuliers d’indemnisation des victimes dans certains cas, cela ne signifie pas pour autant que la victime sera spontanément prise en charge en vue de son indemnisation complète.

En réalité, les organismes (comme par exemple l’ONIAM) qui sont en charge d’un budget confié par les pouvoirs publics pour indemniser les victimes au titre de la solidarité nationale réagissent comme des assureurs pour limiter leurs paiements. Ils se comportent de la même manière dans les procédures dites amiables.

Pour justifier la limitation de leurs offres, ils prétextent devoir indemniser moins car ils interviennent au titre de la solidarité nationale ; en réalité, ils doivent, comme les assureurs, l’indemnisation intégrale et il ne faut donc pas hésiter à prendre un avocat pour engager une procédure afin que les juges reconnaissent le droit à une indemnité intégrale.